Soutien wallon pour la presse en ligne


Vous avez des difficultés à vous y retrouver dans la masse d’informations qui se trouvent sur les sites payants des journaux francophones ? Dès l’année prochaine, vous pourrez bénéficier d’un accès beaucoup plus aisé et d’une information sur mesure, en lien direct avec vos centres d’intérêt et vos attentes.

C’est l’objectif d’un projet de plateforme informatique baptisé Infotelligence commun aux trois éditeurs de presse quotidienne francophone :

Rossel ( Le Soir, Sudpresse ), IPM ( La Libre, DH ) et Les éditions de l’Avenir.

Ce jeudi, celui-ci a reçu le soutien du gouvernement wallon. Dans le cadre du programme Digital wallonia (stratégie numérique wallonne), le ministre en charge du Numérique, Jean-Claude Marcourt, va débloquer 6,8 millions sous forme d’avances récupérables sur un budget total de 12,9 millions.

Les éditeurs n’attendaient plus que ce feu vert pour lancer le chantier. Ils vont maintenant pouvoir travailler au développement des algorithmes qui permettront au système éditorial des journaux de diffuser des contenus différents en fonction du profil de chaque lecteur. Pour ce faire, les éditeurs ont fait appel à la société Selligent, éditeur mondial de solutions d’automatisation du marketing basé à Braine-l’Alleud.

« Cette plateforme donnera un accès plus aisé à nos contenus mais aussi plus intelligent , explique Bernard Marchant, CEO de Rossel. L’idée est de faire de l’enrichissement et de dire aux lecteurs : Vous êtes intéressés par ce sujet ? Alors vous ne devriez pas rater tel ou tel article . On le fait déjà en partie mais ici tout sera automatisé. »

Un premier produit fini sera disponible pour la fin de l’année mais des fonctionnalités nouvelles viendront régulièrement enrichir l’expérience. Le projet s’étend sur trois années au total.

En mars dernier, Infotelligence avait déjà attiré l’attention de Google. Dans le cadre de son fonds européen de 150 millions d’euros destiné à soutenir les innovations en matière d’information numérique, le géant américain avait octroyé 500.000 euros de subsides aux trois éditeurs pour soutenir le versant marketing du projet (définition des profils de lecteurs en fonction de leurs comportements…).